Présentation de la déclaration sur les Mineurs Non Accompagnés (MNA)
L’Association Internationale de la Libre Pensée est régulièrement invitée comme Observatrice aux travaux annuels de la Conférence Internationale du Travail de l’OIT (organisée par le Bureau International du Travail à Genève). Cette année, lors de la 114e CIT (du 1er au 12 juin 2026), deux réunions parallèles de délégués et observateurs se sont tenues à son initiative et à celle de déléguées et délégués africain.e.s, autour des Conventions internationales régissant les Droits des mineurs et ceux des travailleurs migrants.
Il en est résulté cette déclaration dont voici les premiers signataires (1). Elle est destinée à toutes les parties prenantes des pays concernés dans l’objectif de constituer un point d’appui aux mobilisations pour améliorer les conventions et s’opposer aux projets destructeurs des Droits.
(1) Le secrétariat présente ses excuses aux signataires dont le nom manuscrit n’a pas pu être décrypté. Cela concerne des délégués du Salvador, du Honduras et du Belarus. Les signatures et contributions peuvent être envoyées à beclp@laposte.net
Déclaration sur les Mineurs non accompagnés (MNA)
La 114e CIT (2026) a examiné le bilan de l’application des normes de l’OIT. Ces normes en ses conventions 138 et 182 protègent le travail des mineurs.
La convention 182 en garantissant le droit à l’éducation reste un précieux instrument de droit international. En effet, l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme repris par les articles 28 et 29 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CDE) garantissent l’accès à une éducation de qualité dans le respect des objectifs déclinés dans les instruments internationaux.
Les mineurs isolés, jetés sans assistance sur le chemin de l’exil ne bénéficient guère de ces conventions, ni dans leurs pays de transit ni dans ceux de leur destination finale.
Ils n’ont ni nourriture, ni logement, ni soins, ni éducation. Leur minorité est souvent contestée et les procédures dont l’exécution est sous traitée les conduisent à vivre dans un état de précarité permanente.
L’OIT est déjà intervenue directement, cependant les associations qui organisent la solidarité envers ces jeunes peinent devant la tâche et les obstacles.
En mars 2026, le parlement européen a adopté un “ règlement intérieur” dont l’application légitimant la rétention administrative, la sous traitance des procédures et les mesures de police attentatoires aux libertés, constituerait une nouvelle menace.
Nous voulons, par cette déclaration souligner que la solidarité internationale des travailleurs et des associations de défense des libertés sont acquises d’office à ces jeunes et demeurent un droit international humanitaire. Nous soutiendrons leurs droits dans les instances de nos pays comme à l’internationale.
Fait à Genève, le 04/05/2026
