Communication de la FNLP

Le déclin du christianisme, la visibilité de l’islam et l’utilisation de la laïcité comme religion civile pour neutraliser l’opposition.
Je voudrais vous parler de l’athéisme, de la sécularisation, de l’anticléricalisme et de la laïcité en France

Tout d’abord, au nom de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre invitation fraternelle. C’est un plaisir et une merveilleuse occasion d’établir des liens entre nos mouvements et nos actions, ainsi qu’une excellente occasion de mieux se comprendre et de mieux comprendre ce qui se passe dans nos pays respectifs.

1. L’état des Religions et de l’Athéisme en France : une société hautement sécularisée

La France n’est évidemment pas dans la même situation que la Pologne. Les enquêtes indiquent que plus de la moitié de la population française affirme ne pas avoir de religion. Cependant, il faut faire preuve de prudence ici : « pas de religion » ne signifie ni l’absence de croyances vagues dans l’au-delà, ni l’absence de superstition. Par ailleurs, parmi ceux qui s’identifient à une religion, la plupart ne la pratiquent pas activement.

En ce qui concerne le catholicisme, Guillaume Cuchet a démontré que depuis les années 1960, il connaît un fort déclin. Nous entendons maintenant que ce déclin serait censé s’arrêter, ou même que la tendance s’inverse. Ces soupirs de soulagement de la part de l’Église sont à relativiser. Le nombre de jeunes adultes demandant le baptême semble certes augmenter, mais les familles sont toujours de moins en moins enclines à faire baptiser leurs enfants dans les premiers mois qui suivent la naissance. Les catholiques effectivement pratiquants ne représentent en fait que 1,5 % de la population française.

La vitalité du catholicisme, bien qu’il reste la plus importante religion en France, n’est pas comparable à celle des églises évangéliques, qui se multiplient à travers le pays. Environ une nouvelle église ou communauté évangélique émerge chaque semaine si on se réfère aux travaux de Sébastien Fath ou de Philippe Gonzalez. Ces églises offrent aux femmes, en particulier, un rôle plus important dans le culte, ainsi que des formes de solidarité et de communion collective que l’Église catholique offre moins fréquemment.

Les musulmans sont aussi de plus en plus nombreux en France. C’est une grande différence avec la Pologne. Il y a environ 5 millions de musulmans en France sur une population d’environ 65 millions de personnes. Cela s’explique par la colonisation, que ce soit les colonies françaises en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne ou dans des îles comme Mayotte. L’Algérie, jusqu’en 1962 était composée de trois départements français. Or, en règle générale, on observe que les personnes anciennement colonisées vont vivre dans le pays du colonisateur.

Cependant, il faut être prudent et ne pas parler de l’islam au singulier : il existe différentes formes d’islam et de musulmans dont les liens avec les croyances et pratiques varient considérablement. Le rapport commandé en 2024 par Gérald Darmanin sur l’influence des Frères musulmans en France montre objectivement que cette influence reste marginale et que tant leur adhésion que ses ressources financières diminuent depuis environ vingt ans.
Contrairement aux récits promus par une partie des médias de droite, les recherches sociologiques et démographiques montrent que la majorité des musulmans pratiquent l’islam de manière plus individualiste que traditionaliste. Après deux ou trois générations, les musulmans issus de l’immigration sont des Français comme les autres. 63 % des immigrés d’Afrique du Nord de la troisième génération font des mariages mixtes. Ce n’est pas le cas des musulmans issus de Turquie, par exemple. Ils restent séparés. Mais en règle générale, il n’y a pas de multiculturalisme en France, c’est-à-dire différentes communautés ethniques ou religieuses vivant séparées les unes des autres ou du reste de la société.

La droite veut non seulement l’intégration mais aussi l’assimilation. L’assimilation signifie que les personnes immigrées ou vivant en France et venant d’une autre culture doivent renoncer complètement à leur culture. Mais c’est impossible. Le résultat, c’est que les immigrés ne seront jamais aussi français qu’ils devraient l’être, et cela donne des raisons ou des prétextes à la droite et à l’extrême droite pour discriminer ces personnes.
La France est une République démocratique. Cela signifie que la France n’est pas une nation ethnique mais une nation civique. Il n’est pas nécessaire d’être catholique, ni d’aimer manger des saucisses de porc ou d’adorer Napoléon pour être un citoyen doté des mêmes Droits que les autres. C’est déjà une question de laïcité. L’État ou les agents publics ne doivent pas tenir compte des convictions des citoyens. Ce n’est pas leur problème. Ce qui leur importe, c’est le respect de la loi civile. Les convictions politiques, philosophiques et religieuses sont une affaire privée.

Ce qu’il faut noter en tout cas, c’est que la disparition progressive des catholiques pratiquants, combinée à l’augmentation du nombre de musulmans plus engagés religieusement, produit des effets politiques significatifs. Lorsqu’une communauté religieuse ne représente que 10 % de la population, ses mobilisations ont un impact direct bien moindre sur le pays.

Le livre de Charles Mercier et Philippe Portier, Les jeunes et leur laïcité (2025), montre également que les personnes âgées de 18 à 30 ans entretiennent une relation plus libérale avec la laïcité que leurs aînés. Ces jeunes peuvent croire plus fermement à une existence après la mort tout en maintenant une relation non institutionnalisée avec la religion. Ne fréquentant pas nécessairement des lieux de culte et ne faisant plus référence aux dogmes traditionnels, ils peuvent considérer les croyances comme des éléments de connexion plutôt que de séparation. Nous rencontrons ainsi des personnes qui se décrivent comme catholiques sans posséder une véritable culture religieuse : elles ne savent pas ce qu’est un sacrement ou n’ont jamais entendu parler de la Trinité. Emmanuel Todd, sociologue français, utilise ainsi le concept de « catholiques zombies » par opposition au « catholicisme activé ».

Ce déclin de la pratique religieuse correspond à une forte et rapide sécularisation de la société française : la religion occupe une place de moins en moins importante dans la vie des Français, tant symboliquement que pratiquement. Cela implique une perte de la culture religieuse sans encourager automatiquement la culture scientifique. La suppression des mathématiques du tronc commun dans les lycées à partir de la première dans le cadre de la réforme Blanquer (même si les mathématiques ont depuis été réintroduites sous une forme réduite) n’a certainement pas contribué à améliorer les scientifiques et épistémologiques de la population.

2. La persistance du cléricalisme

Bien que la société française soit devenue fortement sécularisée depuis les années 1960 et que le catholicisme ait perdu une grande partie de son influence, il ne faut pas en conclure que le cléricalisme, ou même la religion, appartiennent au passé.

L’Église catholique continue d’exercer une pression politique. La visite du Pape en France fin septembre en sera un exemple visible. Bien qu’une loi sur la fin de vie ait été adoptée par l’Assemblée nationale le 15 juillet, autorisant sous certaines conditions spécifiques le suicide assisté et l’euthanasie pour certaines personnes souffrant de maladies incurables, le pape Léon XIV s’opposera à cette loi lors de sa visite. Cela concerne la laïcité puisqu’il en va de la liberté de conscience. Comme toutes les grandes lois laïques, c’est une loi de liberté. Cela permet à ceux qui ne veulent pas endurer une souffrance inutile de partir plus tôt. Mais cela n’enlève aucune liberté aux catholiques qui rejettent le suicide assisté ou l’euthanasie. C’était le même principe pour la loi sur l’avortement. Cette loi accorde aux femmes des libertés, mais elle n’enlève aucune liberté aux femmes pratiquantes, sauf la liberté d’imposer leurs croyances religieuses à l’ensemble de la société. Le sens que l’on donne à sa vie, le sens que l’on donne à sa mort est une affaire personnelle.

Dans un pays laïque, l’Église a évidemment le droit d’appeler ses fidèles à se conformer à ses prescriptions religieuses. D’un autre côté, elle n’a pas le droit d’exiger l’abrogation d’une loi ni d’exercer une pression politique. La question est d’autant plus sensible que l’accueil et la sécurité du Pape seront assurés par les services de l’État, et donc partiellement financés par tous les contribuables.

Le cléricalisme quotidien de la Cinquième République, cependant, prend avant tout la forme de l’utilisation et de l’instrumentalisation des religions par les politiciens. La droite et l’extrême droite, mais aussi une partie du centre et de la gauche, peuvent utiliser l’islamisme, et même l’islam, comme objet de peur afin de justifier de nouvelles formes de contrôle et de répression, tout en mobilisant le christianisme comme élément de l’identité française par lequel un « nous » s’oppose aux étrangers ou à ceux censés menacer notre cohésion nationale.

Comme vous le savez, en 2015, la France a subi d’importantes attaques terroristes revendiquées par des islamistes ou par l’État islamique. Des figures très populaires qui défendaient la liberté de caricature et d’expression et qui travaillaient pour le journal Charlie Hebdo furent brutalement assassinées.

Le gouvernement de l’époque, en particulier le Premier ministre Manuel Valls, a utilisé la laïcité pour combattre le terrorisme islamiste. Pourtant, le terrorisme islamiste ou les phénomènes de radicalisation religieuse ne peuvent pas être combattus par la laïcité. Si nous faisons cela, nous transformons la laïcité en un instrument de répression, un outil de police, un outil de surveillance et de contrôle. Le terrorisme ou l’incitation à la haine et au meurtre, tout comme les abus sectaires, sont déjà interdits par la loi.
De plus, la loi de 1905 sur la laïcité inclut des dispositions juridiques qui obligent l’État à protéger les individus contre toutes les formes de pression ou de discrimination religieuse.

En ce moment même, en France, le projet de loi contre l’entrisme islamiste, présenté par Bruno Retailleau et adopté en première lecture par le Sénat, constitue un bon exemple de falsification de la laïcité. Cette loi vise un entrisme ou un séparatisme islamiste présenté comme une menace aux valeurs républicaines, en particulier à l’égalité entre femmes et hommes, sans prendre en compte le fait que le christianisme pourrait être soumis aux mêmes critères et critiques

Par exemple, cette année, la droite a obtenu la tenue d’une commission d’enquête parlementaire pour déterminer s’il existe des partis politiques islamistes ou si certains partis politiques adoptent une politique clientéliste envers certains musulmans.

L’enquête a montré qu’il n’y a pas d’entrisme islamiste ou musulman dans les partis politiques. Il n’y a pas de vote musulman. Les musulmans sont plus conservateurs que les athées et devraient donc voter pour la droite. Mais parce qu’ils sont discriminés par la droite, ils votent plus pour certains partis de gauche car ces partis ne poursuivent pas des politiques identitaires, nationalistes et discriminatoires.

Vincent Tiberj, spécialiste en sociologie électorale, démontre au contraire que les catholiques sont plus intransigeants que les musulmans, c’est-à-dire qu’ils sont plus susceptibles de considérer que le droit religieux prime sur le droit civil.

On pourrait donc dire que de nombreux dirigeants politiques, du Parti socialiste à l’extrême droite, prétendent combattre le séparatisme islamiste tout en christianisant simultanément l’État et la société, et présentant implicitement le séparatisme chrétien comme une situation normale, car la France, d’un point de vue historique et culturel, serait un pays chrétien. Cette normalisation d’une forme particulière de cléricalisme s’accompagne d’un renversement du sens du principe de laïcité.

3. “La laïcité falsifiée”

Historiquement, la laïcité, établie sous la Troisième République, garantit la liberté de conscience et met fin au financement public des organisations religieuses.
Lorsque la loi du 9 décembre 1905 était en cours de rédaction, plusieurs conceptions étaient en conflit. La libre-pensée elle-même était divisée entre une tendance libérale, représentée notamment par Aristide Briand, et une tendance intransigeante incarnée par Maurice Allard. Ce dernier ne cherchait pas seulement la séparation de l’Église et de l’État, mais aussi l’affaiblissement, voire la suppression des Églises par l’État. Elle prônait donc une forme de laïcité fondée sur l’interdiction et revenant à un Athéisme d’État.
Briand, bien qu’athée lui-même, considérait cette stratégie comme politiquement contre-productive. Cela aurait permis aux catholiques, alors majoritairement majoritaires, de se présenter comme des martyrs. La loi devait donc garantir la liberté de conscience et la liberté de culte tout en imposant la neutralité de l’État. Plutôt que d’interdire le port de la soutane dans les espaces publics par exemple, il préférait la considérer comme un vêtement que tout le monde pouvait porter librement.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée reste attachée à cette conception. Philosophiquement, elle prône l’athéisme, le libre examen, la méthode scientifique et le rationalisme, mais tout en défendant la liberté de conscience, condition indispensable à la liberté de recherche et de pensée.

La Libre Pensée s’oppose à l’interdiction des religions dans la société ou dans la sphère publique, même si elle s’oppose ou combat les religions.

Cette conception historique et libérale de la laïcité, associée à Aristide Briand et Jean Jaurès, a fait l’objet de nombreuses déformations depuis plus de trente ans — notamment depuis l’affaire de Creil en 1989. Certains dirigeants politiques agissent comme si la laïcité impliquait la relégation de la religion dans la sphère privée. Pourtant, bien qu’elle impose une séparation entre l’État et les autorités religieuses, elle n’interdit en rien aux religions de se manifester publiquement par des processions, des rassemblements, des affiches ou des actes de prosélytisme. La laïcité concerne l’État, ses représentants et ses fonctionnaires ; elle ne concerne pas la société dans son ensemble.

La « nouvelle laïcité », théorisée notamment par François Baroin en 2003, rompt avec cette conception. Elle tend à remplacer la liberté de conscience et de culte par un devoir de discrétion religieuse et a ainsi ouvert la voie à la loi de 2004 qui interdit les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans les écoles, qui vise particulièrement le voile islamique.

Ce développement doit être compris dans son contexte : l’affaire de Creil, la fin de la guerre froide, les attentats du 11 septembre 2001, la diffusion de la thèse du « choc des civilisations », les difficultés croissantes à intégrer les populations issues de l’immigration postcoloniale, l’extrême droite atteignant le second tour de l’élection présidentielle en 2002, et enfin, les répercussions du conflit israélo-palestinien en France.

La nouvelle laïcité acquiert ainsi une dimension répressive, identitaire et nationaliste. Elle tend à transformer un principe démocratique garantissant le pluralisme en une valeur nationale quasi-religieuse, voire en une forme de religion civile. Dans une France en pleine déchristianisation alors que la visibilité musulmane grandit, certains dirigeants politiques transforment la laïcité en instrument de répression : soit on adhère aux « valeurs de la République », soit on est soupçonné de séparatisme.
Il est donc essentiel de distinguer principes et valeurs, car la laïcité est une modalité du politique.

Un principe est une règle qui est discutée et établie rationnellement, et qui doit être respectée. Une valeur est quelque chose en quoi il faut croire, auquel il faut adhérer. La laïcité est un principe politique qui garantit la liberté de conscience par la séparation de l’État et des Églises, la neutralité de l’État dans les affaires religieuses, et le non-financement des Églises ou des confessions religieuses. Mais la laïcité n’est pas une religion civile, n’est pas une valeur, n’est pas un objet de culte.

Au nom de la lutte contre l’islamisme, une suspicion de séparatisme est ainsi développée afin d’exiger l’allégeance à la République, voire au gouvernement en place. La laïcité est donc devenue ethnique : elle cible principalement les musulmans et devient un moyen de disqualifier certains mouvements d’opposition politique, de dissoudre des associations ou d’interdire les mobilisations. Alors qu’il devrait rester un principe démocratique fondamental, il est instrumentalisé pour faire taire, interdire et produire une unanimité nationale dépolitisante.

La nouvelle laïcité est donc, à plusieurs égards essentiels, l’opposé de la laïcité historique, même si ses partisans prétendent suivre la tradition de Briand et Jaurès.

Au milieu de cette confusion, la Libre Pensée peut donner l’impression de défendre les religions, et l’islam en particulier. Pourtant, il est important d’être clair : philosophiquement et politiquement, la Libre Pensée s’oppose à l’islam autant qu’au christianisme et combat toutes les formes de monothéisme. Mais son travail militant doit prendre en compte le contexte politique. Son athéisme ne doit pas la pousser à faire des déclarations sur l’islam qui pourraient renforcer la droite nationaliste et l’extrême droite, qui utilisent la religion pour diviser les mobilisations populaires contre les politiques néolibérales. (Et je sais que c’est un problème pour certains d’entre vous ou que c’est un enjeu important de lutter fermement contre l’islam et encore plus l’islamisme, de protéger la société contre l’islamisme et de ne pas appartenir à un parti d’extrême droite ou d’avoir le même discours et le même projet qu’un mouvement d’extrême droite.)

En France, la suspicion d’infiltration islamiste est devenue un instrument potentiel pour réprimer l’opposition de gauche.

La question palestinienne illustre particulièrement cette situation. La critique de la politique du gouvernement israélien envers le peuple palestinien est fréquemment assimilée, de l’extrême droite au Parti socialiste, à de l’antisémitisme ou au soutien au terrorisme. Un projet de loi Yadan, finalement abandonné ou adopté sous une forme fortement édulcorée dans le projet de loi Berger-Lecornu, visait en particulier à assimiler la critique du sionisme, en tant qu’idéologie et projet politique, à un acte antisémite — c’est-à-dire à une infraction pénale. Les propositions pour lutter contre l’infiltration islamiste et le projet de loi Yadan s’inscrivent ainsi dans la même logique de restriction du débat politique.

La Libre Pensée est laïque car elle considère la laïcité comme la meilleure protection contre la réactivation des conflits religieux, identitaires ou nationalistes à des fins de domination et d’exploitation.

POUR CONCLURE :

C’est la première fois que ma compagne Émilie et moi venons en Pologne, et nous sommes surpris par l’ampleur de la présence religieuse. Il y a des croix partout. Partout, on trouve des églises, des croix religieuses en bord de route, des hymnes religieux et des cérémonies religieuses. La religion imprègne encore très fortement la vie quotidienne.

Hier, j’ai entendu dire que l’État polonais accorde chaque année 70 milliards de zlotys à l’Église catholique. L’argent des contribuables polonais sert à payer les salaires et allocations des prêtres qui profitent de la crédulité des gens.

Pendant longtemps, les républicains français ne voulaient pas séparer l’Église et l’État ni abolir le Concordat, car celui qui paie est celui qui contrôle, et l’État veut contrôler les Églises et les individus.

Mais lorsque la laïcité a été instaurée, ce qui a été décisif fut l’article 2 de la loi sur le financement. Il stipule que l’État ne doit ni payer les salaires des ministres du culte ni subventionner aucune religion.

Si les croyants veulent des églises, ils doivent s’organiser pour les financer.

Lorsque l’Église ne reçoit plus d’argent de l’État, il y a toujours des riches prêts à la financer, mais sa visibilité diminue et son déclin commence.

Depuis la loi établissant la laïcité, il n’est plus possible d’ériger une croix ou tout autre symbole religieux sur un emplacement public. Presque chaque mois, la Libre Pensée engage des poursuites judiciaires pour faire respecter la loi et faire retirer les symboles religieux des espaces publics.

C’est la voie que la France a suivie et la Libre Pensée essaie de maintenir la direction. La Pologne doit trouver sa propre voie.

Parce qu’elle promeut l’athéisme et la libération de l’individu, la Libre Pensée ne veut ni Dieu ni maître. Elle proclame : « À bas la Calotte, et vive la Sociale ! »

La laïcisation est un processus qui doit être poursuivi, et vous pouvez compter sur la Libre Pensée pour ne pas s’arrêter en chemin.

Merci pour votre attention. Je vous souhaite des réunions très productives.

Clément Denuit (pour la FNLP)

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